La transhumance

Les ruch­es du Miel de St-Nico­las qui ont passé l’été en Bre­tagne revi­en­nent à leur base.
Elles sont san­glées, prêtes à être chargées sur la remorque. Le retour se fera dimanche soir. Tra­ver­sée de la France d’ouest en est dans la nuit de dimanche à lun­di.
Le trans­port d’une ruche n’est pas une chose dif­fi­cile en soi. Il y a juste quelques règles à respecter. Déjà de fer­mer la ruche tout en gar­dant une ven­ti­la­tion qui per­me­tte aux abeilles de respir­er et de ven­til­er la ruche afin d’éviter la sur­chauffe. Les sec­ouss­es de la ruche pen­dant le voy­age vont de plus stress­er la colonie. Ce stress, si les con­di­tions d’aéra­tion ne sont pas bonnes peut aus­si ampli­fi­er une sur­chauffe aboutis­sant au ramol­lisse­ment des cadres et à l’englue­ment des abeilles dans le miel qui coule.
Deux­ième­ment de bien arrimer le charge­ment afin d’éviter des sec­ouss­es trop bru­tales, voire des ruch­es qui tomberaient.
Et enfin de voy­ager de nuit car les abeilles ne sor­tant pas la nuit, elles seront moins per­tur­bées par le voy­age. De plus la nuit la tem­péra­ture extérieure plus fraîche facilite leur con­fort pen­dant le trans­port.
De toutes les abeilles qui étaient par­ties en juin pour ces tran­shu­mances, seule la reine ren­tre. En effet, la durée de vie d’une abeille n’é­tant en été que d’ 1 mois max­i­mum, toutes celles qui sont par­ties sont mortes au champs d’hon­neur des miel­lées. Cette reine ren­tre avec quelques abeilles d’été et un grand nom­bre d’abeilles d’hiv­er déjà nées.
Elles vont retrou­ver au ruch­er de St Nico­las leurs con­sœurs qui revi­en­nent des autres ruch­ers afin d’y hivern­er jusqu’au départ de la sai­son , en févri­er 2021.

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