L’eau, une nécessité pour la ruche …

Grande afflu­ence à l’abreuvoir du ruch­er du Miel de Saint-Nico­las hier en Le Miel de Saint-Nico­lasfin d’après-midi. Beau­coup de butineuses changent de fonc­tion et devi­en­nent por­teuses d’eau. La col­lecte de l’eau est une activ­ité très meur­trière et nom­bre d’abeilles y lais­sent la vie. C’est la rai­son pour laque­lle nous met­tons des abreuvoirs dans nos ruch­ers. Et pour aider les abeilles à ne pas se noy­er, nous faisons flot­ter des morceaux de plas­tiques, des bran­chages .… bref tout ce qui peut leur per­me­t­tre de se rac­crocher si elles tombaient dans l’eau, ce qui arrive très fréquem­ment.

L’eau sert déjà à con­fec­tion­ner les deux bouil­lies néces­saires au nour­risse­ment des larves: la gelée royale et la gelée nourri­cière. Et en ce moment, avec l’aug­men­ta­tion expo­nen­tielle du nom­bre de petites larves, les besoins sont con­sid­érables.
Mais l’eau sert aus­si à cli­ma­tis­er la ruche. Même avec des tem­péra­tures qui mon­tent très haut quand le soleil donne en milieu de journée, il ne faut pas que la chaleur dépasse les 34 degrés. Les abeilles trans­portent donc des gout­telettes d’eau en haut des cadres et font éva­por­er cette eau en ven­ti­lant avec leurs ailes. Cette éva­po­ra­tion ne peut se faire qu’en extrayant les calo­ries des cadres , ce qui a pour con­séquence de faire baiss­er la tem­péra­ture. C’est exacte­ment le même fonc­tion­nement qu’un cli­ma­tiseur d’ap­parte­ment avec ther­mo­stat inté­gré ! Car la tem­péra­ture de 34.5 degrés est respec­tée au 1/2 degrés près .
Les besoins en eau sont donc vari­ables et pas exacte­ment quan­tifiés, même aujour­d’hui. On estime qu’une ruche fait entr­er en moyenne env­i­ron 1/2 litre d’eau dans la ruche par jour. Ce qui, compte tenu de la capac­ité du jabot d’une abeille , représente des mil­liers de voy­ages. Par con­tre, on sait que les abeilles préfèrent une eau chargée en matière azotée (exem­ple les eaux de fumi­er ou d’herbes pour­ris­santes à une eau pure et neu­tre) . Les abeilles aiment aus­si beau­coup très étrange­ment les eaux javel­lisées, ce qui explique leur présence très impor­tante aux abor­ds des piscines. La prox­im­ité d’un abreuvoir tou­jours rem­pli d’eau leur est donc d’une grande util­ité.

Les abeilles se posent en ligne et bougent très rapi­de­ment leurs ailes pour que l’air sorte plus vite des ruch­es.
Une abeille accrochée au bord de la ruche et action­nant ses ailes afin de créer un courant d’air.